Prenons de l’avance !
Découvrons un métier qui n’existe pas encore.

Dans les ateliers “Métiers de demain”, on imagine des métiers et on identifie leurs potentiels impacts.

Quel est votre métier ?

Salut les remonteurs de futurs,
Je m’appelle Frank Mulding et je suis bothanothérapiste.
J’utilise la nature pour aider les plus anciens à garder la forme. Je leur prépare des décoctions de plantes et les aide à planter et entretenir des fleurs ou des légumes.

J’adore mon métier.
Le vert rend plus vert ! Avec les bothanothérapistes, les anciens rajeunissent à vue d’œil !

Depuis quand votre métier existe-t-il ?

Mon métier est presque aussi vieux que le monde.

Le premier texte connu sur la médecine par les plantes date de 3000 ans av. J-C. Il a été gravé sur une tablette d’argile.
La reconnaissance des bienfaits des jardins pour la santé est aussi ancienne.

Au XIXe siècle, les médecins ont observé que les patients pauvres qui s’occupaient des jardins pour payer leur séjour se rétablissaient plus vite que les patients riches qui restaient dans leur chambre.

Comment votre métier a-t-il évolué ?

Les graines plantées, l’arbre a grandi à son rythme.

Il a fallu du temps pour que l’on comprenne les bienfaits d’un environnement aussi naturel que vert sur les malades âgées…
Ce n’est pas sorcier pourtant de voir que le vert rend plus vert !

Pendant une longue période, on ne jurait que par la techno, et en particulier les robots, pour améliorer leur qualité de vie des anciens. On racontait que les vieux étaient au comble du bonheur quand ils dansaient dans les bras d’un Nanard 100 % électronique.

Le film « Misérables 2 » de Ladj Ly a été un coup poing dans la gueule de tous les technos-réac. Il a vraiment montré que la pire banlieue de la vie d’aujourd’hui, c’était la vieillesse.
Les scientifiques se sont penchés sur la question. Ils ont alors découvert que faire pousser des plantes diminue les troubles du sommeil, donc la prise de sédatifs, améliore la conscience de soi, la perception de son corps, libère la parole, stimule les sens…

Aujourd’hui, qu’est-ce qui a le vent en poupe ?

Les jardins Intertareum !
Tous les organismes accueillant des anciens veulent en créer un.
Les Intertareaum, ça mélange les vieux et les jeunes et créent un bon terreau pour de la création de liens.

Après avoir planté des choux à mode de chez nous, on s’assoit sur des bancs et on refait le monde. On dessine alors un monde plus vert qui n’est plus rongé par les vers de l’exclusion.
Les Intertareum, c’est vraiment vert !

Quelles sont les demandes de vos clients qui vous hérissent le poil ?

Je déteste ceux qui hésitent entre le verre à moitié vide ou à moitié plein.
— Monsieur Mulding, est-ce qu’on pourrait proposer un cours de jardinage une fois par mois… semaine ?

Ils ne comprennent pas que le lien entre les anciens et la nature doit être permanent et que nous ne nous intéressons pas uniquement au cul des oiseaux et au taux de chlorophylle dans l’air.

Il y a aussi les…
— Monsieur Mulding, est-ce que nous pourrions climatiser les jardins ? Nos résidents sont fragiles.
Il faut ramer pour qu’ils admettent que le jardin est un lieu vivant qui change en fonction des saisons, mais aussi de la météo. Si on le met sous cloche, il sera aussi figé et statique que leurs idées.

Comment voyez-vous le futur de votre métier ?

Les bothonothérapistes voient le futur en vert depuis que les enfants de fin de primaire et du collège vont suivre des cours de bothanothérapie.
Si les plus jeunes comprennent ce lien qui existe entre la nature et la santé, ils pourront faire évoluer le métier dans le bon sens.